Story-Telling, on entend que cela, nouvelle lubie du 2.0. L’internaute aurait-il besoin qu’on lui raconte des histoires ?
Alors, ce n’est pas vraiment un scoop, tant on est tous, dés le plus jeune âge, fasciné par les histoires qu’on nous raconte. Mais pour que le charme opère, encore faut-il que :
1 l’histoire justement présente un intérêt
2 Que celui qui la raconte y mette les formes
Tout est dit, l’essence du story-telling c’est le fond autant que la forme. Appliquée au web ces deux vertus sont d’autant plus signifiantes qu’elles s’adressent à un public qui ne fait plus forcement la distinction et qui notera donc sévèrement l’une au détriment de l’autre et vice et versa.
Je n’irai pas chercher bien loin l’exemple pour argumenter ce que j’énonce ci-dessus.
Soit, Le Greenboy, un super normal héros, dont le combat quotidien l’oppose aux incivilités écolo-urbaine. Ce film en forme de teaser réalisé par Jérôme Genevray dans une économie de court métrage n’avait pas -sur le papier- vocation à déchainer les passions. Tout au plus tentait-il d’attirer l’attention de Ridley Scott (une broutille). S’il n’a pas réussi sur cette voie c’est sur d’autre terrain que s’est révélée sa pertinence.
Jérôme Genevray en plus d’un très bon réalisateur s’avère être un excellent Community manager ce qui valu au film de connaitre un très vif succès public via les réseaux de Social Networking. De là, les médias, toute forme confondu et en nombre s’y sont intéressés, relayant ainsi l’information ce qui permit au film de trouver un nouveau public, et la boucle fut bouclée.
Alors, oui mais ce n’est pas tout de faire parler du film mais encore faut-il savoir pourquoi le film fait parler de lui. Le Story-telling : c’est un sujet et son traitement ou plus précisément la forme que lui a donnée son maitre d’œuvre. Un super héros qui n’en est pas un, une cause noble et plutôt tendance, un décalage qui emprunte autant au film de genre qu’au code du web, enfin un style qui ne verse ni dans le « djeunisme », ni dans le sensationnalisme pourtant de mise sur la toile. What Else ?
Au final les annonceurs qui ont depuis pris contact avec le papa du Greenboy ne s’y sont pas trompés. L’avenir de la communication digitale ne peut s’épargner les services du story-telling. Face à un public de plus en plus gourmand et exigeant et que Remi Gaillard ne suffira pas seul à satisfaire, moi je dit "on se remonte les manches!".
*P.S : Qui n’a pas été sous le charme de la série Beverly Hills 90210, ne comprendra effectivement rien au titre de ce post en guise de boutade bien sentie.

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