samedi 1 mai 2010

Vous reprendrez bien un peu d'anonymat sur Myspace?

Régulièrement lors de nos visites dans les agences de publicité, nous abordons la cruciale question de viralité des vidéos que nous allons produire. Et tous d'affirmer que Facebook est l'indispensable étape menant à l'eldorado du buzz ultime (que personne n'atteint, d'ailleurs).
Et Myspace? Ha non: c'est mort, enterré avec le minitel et le bi-bop.
Mince, le temps-internet est décidément proche de la vitesse lumière. Je n'ai même pas eu le temps d'annuler mon compte Myspace que le réseau est déjà mort.
Facebook propose des outils très bien ciblés et diablement efficaces (publicités "sociales", plug-in de connections inter-site, et autres outils de domination transversale du réseau social). Mais c'est probablement cette hyper-connectivité sociale et des odeurs de plus en plus big-brothersque qui éloignent certains de Facebook.

Retour sur Myspace, l'endroit qui devient pratiquement altermondialisme. Quelle sensation de "liberté" rafraichissante, que d'utiliser un bon vieux pseudo sur internet. Je vous mets au défit de trouver 10 profils d'affilé sur Myspace contenant les informations bien classées, bien formatées, dignes des RG que l'on trouve sur Facebook: vrai nom et prénom, CV, études, préférences culturelle, politique, religieuse,...
Nous avons décidé de lancer la web série Madame Imbuvable sur Myspace à partir de la réflexion suivante: et si les gens étaient lassés de signer de leur nom et de leur sang numérique chacun de leur goût (le fameux: "je pouce, donc j'aime" de Facebook), et préféraient la distance anonyme de leur pseudo?

Résultat, après quelques mois, plus de 15 000 fans sont actifs sur la page de la série, et les vidéos sont vues par plus de 25 000 personnes, sans aucun budget marketing. Seulement un petit outil pour lancer des invitations (nous y reviendrons dans un prochain billet), et surtout un bon contenu proposé.

Les amis Myspaciens sont des spectateurs réceptifs plutôt non conventionnels, bidouilleurs et artistes créatifs, farfelus, et autres excentriques de 18 à 70 ans, qui ne fréquentent pas beaucoup le Facebook, trop bien ordonné et dont les publicités sociales sont trop bien ciblées.

(pour être juste, nous avons fini par céder à la pression de nos amis Facebook, qui pensaient ne pas pouvoir voir la série car sur Myspace, en créant la page Facebook de Madame Imbuvable).

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