On sait la pub friande de références cinématographiques tout comme l’on ne peut que reconnaitre que le cinéma est vampirisé par la réclame. Ce qui frappe dans le film, réalisé par le collectif H5 et récemment couronné par rien de moins qu’un oscar du meilleur court métrage à Hollywood, c’est cette relation cinéma publicité qui est désormais assumée. Au point que cela en devient quelque peu effrayant.
Loin d’être à mon sens ce qui s’apparenterait à une prouesse technologique au vu de la réalisation 3D assez simpliste, le challenge de ce film est la densité de marques qui y apparaissent en 15 minutes. Au delà de cet aspect technique, oserai-je, on assiste à un énorme et double clin d’œil au cinéma de Tarantino autant qu’a celui de Bruckenheimer, cherchez l’erreur.
On pourrait être, au demeurant, écœuré par l’overdose de logo à laquelle nous somme soumis, s’il n’y avait pas cette charmante irrévérence qui anime ce film. Un exemple parmi d’autre, le petit bonhomme Haribo (qui soit dit en passant fit l’objet d’un précédent post), se gausse d’un paresseux lion de la MGM et lui montre ses fesses. « Awsome » comme ils disent là-bas. Même si je ne suis pas sur que ces indélicatesses soient au goût des annonceurs susnommés. Le film se conclu par une note quelque peu pessimiste qui n’est pas elle non plus, sans déplaire, même si l’on peut y déceler une note moralisatrice que n’ont probablement pas manqué de saluer ces messieurs-dames de l’académie.
Bravo les Frenchies !
logorama
mardi 9 mars 2010
Et la boucle est bouclée.
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