Comment ne pas résister au plaisir de la savoureuse régression cinéphilique que propose cette société suédoise de recyclage des piles (http://www.batteriinsamlingen.se/info-in-english/). Non contente d’user habillement des principes archi-référentiels du cinéma de série Z des années ‘5O, le film propose d’alerter le consommateur sur un geste salvateur pour notre environnement. Alors si on se doit de saluer tant le message que la méthode, reste une double question. Pourquoi et comment ?
Pourquoi la création de ce type de film se réfugie-t-elle dans ces valeurs (les fifties) qui pour bon nombre de spectateur n’auront d’autre effet que de les plonger dans une abime de perplexité. La nouvelle génération de spectateur tout particulièrement concernée par les gestes qui sauvent et par la même préservent (l’environnement) ne risque-t-elle pas d’y voir un message d’un autre temps et de ce fait ringardisant.
Plus proche de mes préoccupations, je serai curieux de savoir ce qu’a couté pareil film en terme technique et humain. Alors même que ce qui s’apparentait alors à un sous genre de cinéma fait de bric et de broc (Ed Wood nous en fournit en son temps une belle illustration), je doute qu’aujourd’hui pour obtenir ce type de résultat, on puisse se passer de moyens ad hoc. Et n’allez pas me faire croire qu’il s’agit d’un recyclage de vieille pelloche, il y a des signes qui ne trompent pas.
Ca laisse songeur mais que cela ne nous empêche pas de nous en délecter encore et encore, sans pour autant être taxé de « geek ».
Visible aussi en full resolution à l'adresse suivante :
http://www.hobbyfilm.com/movie_free.php?movie=vesa/hobby_battery_no_rhyme_960x408.mov&w_=960&h_=424
jeudi 25 février 2010
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