Je mets au défit quiconque à la lecture de ces 3 lettres de m’en signifier le sens. Bon évidemment, eut égard au fait qu’il s’agisse d’une bête traduction anglais/français il va sans dire que cela complique un peu la donne. Car il fallait lire UGC. Non je ne vais pas ci-après faire la promo du poids lourd français des distributeurs d’entertainment cinématographique, mais de celui moins massif, moins couteux mais apparemment très rentable, d’un nouvel outil de communication.
L’User Generated Content. Passé l’aspect barbare de cette appellation, qu’en est-il de ce phénomène que l’on voit fleurir sur la toile depuis l’avènement du web 2.0 (née selon des sources autorisées à l’aube de l’année 2005)? Simplifions tout d’abord le propos, l’"u.g.c", c’est la campagne de pub par le consommateur, pour le consommateur avec, le cas échéant, du consommateur à l’intérieur (et si d’aventure ce n’est pas lui ; c’est son chien, son ours en peluche, sa grand-mère…) Et bien selon le prisme par lequel on aborde ce « nouveau modèle de communication », on y trouve matière à s’enthousiasmer, se gausser, ou se lamenter.
Évidemment pour l’annonceur, c’est la poule aux œufs d’or. Enfin un moyen de toucher son consommateur fétiche en le mettant au travail et en récupérant à moindre frais le fruit de son labeur. Résultat, ça ne lui coute que dalle, et cela identifie sa marque comme étant branchée, à l’écoute et au fait des dernières technologies. Pas mal.
Par contre pour l’agence de pub, comment dire, la pilule passe mal, en effet comment expliquer au directeur de création qu’il n’est plus trop tendance et qu’on va le remplacer par des petit jeunes qui connaissent trop bien la marque puisqu’ils la consomment, et qui , mieux que des stagiaire, sont prêt à ne travailler que pour la gloire… Là, le DC, son DA, et toute l’équipe de stagiaires, rient jaune.
Enfin pour la société de production dont je me sens bizarrement très proche, elle reste en travers de la gorge (la pilule), voire, elle est recrachée. Que les plateformes de broadcasting (Daily Motion, Viméo, Youtube, Koreus) soit l’espace de soulagement de milliers de vidéastes en herbe qui peuvent enfin montrer au plus grand nombre, leur chien (encore lui) s’ébattre follement dans la neige, soit. Mais lorsqu’il s’agit de communiquer pour une marque, qui mieux qu’une agence, un tant soit peu concernée par l’émergence des nouveaux média digitaux, sait comment s’en servir. Qui enfin, mieux qu’une production, sait proposer le bon réalisateur pour mettre en image le bon message.
A bon spectateur, salut !
vendredi 8 janvier 2010
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